
Quoi de neuf au rayon stratégie lors du festival du jeu tenu ce week-end porte de Versailles ? Nous avons vu des Lapins crétins à photographier, des poneys à caliner et des Japonais à trucider (le nouveau Call of Duty – fort impressionnant par ailleurs) . Mais au-delà des grosses machines commerciales, c’est encore une fois BloodBowl qui a retenu notre attention.
Nous avons déjà présenté en long et en large le nouveau projet de Cyanide. En gros, vous prenez les règles exactes du jeu de plateau et vous les adaptez sur écran au moyen d’une réalisation graphique et sonore de très belle qualité. Si avec ça on obtient pas le jeu de réflexion/tactique de nos rêves, c’est à désepérer. De ce que nous avons pu constater, le gameplay est vraiment la copie du jeu original : on y retrouve la logique de lancers de dés (et donc les probabilités), les cartes-évènements, etc. L’interface a bénéficié d’un gros travail. Les informations de jeu apparaissent spontanément quand on en a besoin, de manière à la fois claire et discrète.
Temps réel ou tour par tour ? Les deux mon paladin ! Mais c’est probablement en jouant en tour par tour que l’on ressentira le mieux cette impression de jouer à la fois à un jeu de sport… et à un jeu d’échec.
L’équipe de Cyanide a introduit quelques petites touches personnelles par rapport à Games Workshop, mais il s’agit surtout de détails : la gamme des coups vicieux et des options de corruption a été étendue, le système d’équipement a été approfondi (il faut acheter les nouvelles armures) et il existe désormais un petit module d’entraînement avant les matchs. Ce dernier est simple : lors d’une séance de musculation, vous avez un jauge d’énergie qui se remplit. Vous devez cliquer le plus près possible de son extrémité pour obtenir les meilleures statistiques. Si vous cliquez trop tard, c’est le claquage ! C’est le genre de petit jeu optionnel qui ne bouleversera personne mais qui dénote d’un souci du détail et d’un certain enthousiasme des développeurs pour leur produit.
Le système de compétition est lui aussi très prometteur (nous en avons déjà parlé). Il y aura donc un grand ladder mondial (en mode tour par tour) et une possibilité pour chacun de personnaliser ses propres compétitions multijoueurs. D’une saison à l’autre, les sportifs peuvent évoluer, quitter leurs clubs, signer de nouveaux contrats, etc. En tant que manager, vous devrez contacter des sponsors qui vous offriront de l’argent à condition de remplir certains objectifs. Si le jeu tient ses promesses, attendez-vous déjà à un championnat Cyberstratège ! La mauvaise nouvelle, c’est que le jeu a l’air quasiment terminé, mais que sa date de sortie est bien repoussée à mars 2009… pour attendre les versions console.
Le stand de Nainwak. Pas de guerrière en sous-vêtements, pas de musique tonitruante… mais des jeux gratuits et sympas !
En déambulant entre des stands plus bruyants les uns que les autres, on tombe sur la table un peu fauchée de l’équipe de Nainwak. Cette association de passionnés héberge des jeux en ligne gratuits, comme Nainwak’s World (un jeu de nains de jardin) ou Assaut & Stratégie. Ils ont pour point commun de réclamer peu de temps de jeu et d’être entièrement gratuits et multijoueurs. Leur gameplay repose sur un système de points d’actions pour se déplacer et combattre. Vous gagnez 1 point chaque heure et vous pouvez les dépenser régulièrement ou vous connecter une fois par jour pour les utiliser d’un coup.
Dans A&S, une carte en damiers est divisée en deux camps. L’objectif est de détruire le QG adverse. Chaque joueur est à la tête d’une section de plusieurs unités. Il est affecté à une compagnie qui regroupe ses partenaires, la coopération étant évidemment la clé du succès. A mesure des victoires, chaque joueur prend du grade et pourra prétendre à davantage de responsabilités au sein de l’armée.
D’après ce que nous avons pu voir, A&S propose un jeu de combat tactique relativement approfondi. La détection de l’ennemi est prépondérante (il peut se camoufler), de même que la coordination entre sections par le biais de l’unité radio. Les unités, fantassins ou véhicules, sont régis par une série de variables qui a l’air assez complète. Bref, un vrai jeu tactique pour ceux qui aiment que leurs combats s’intègrent dans un véritable champ de bataille coopératif. Nous vous en dirons plus d’ici peu.
Le 3e épisode d’Alerte Rouge reprend le même principe : celui d’un STR uchronique avec des unités assez délirantes.
En dehors de ces deux pépites, les autres titres « stratégie » du salon émargent davantage dans la catégorie « grand public ». Nous avons pu tester la version Xbox360 de Warhammer : Battle March, sortie début septembre. Elle était à première vue très semblable à la version PC, peut-être un peu moins ergonomique, à moins que ce ne soit qu’une question d’habitude.
Nous attendons relativement peu de chose de C&C : Red Alert 3 et la version en libre-accès que nous avons manipulée ne changera pas ce septicisme. L’idée de départ reste la même : l’Allemagne nazie n’existe pas et la guerre mondiale oppose les Alliés, les Soviétiques et l’Empire du Soleil Levant. On retrouve d’ailleurs le même design que dans les épisodes précédents, avec ces unités farfelues, les armes tesla pour les Russes et des robots très « manga » pour les Nippons. Au-delà de cette atmosphère, le reste semble d’un classicisme désarmant. Il faut toujours récolter des ressources, construire des bâtiments puis des unités pour détruire la base adverse.
A première vue, il s’agit d’un STR réchauffé comme C&C nous en sert depuis bientôt 10 ans. Les combats n’ont pas l’air d’avoir énormément évolué : « Je rassemble mes bateaux, ils se mettent en face de tes bateaux, tout le monde tire et celui qui survit aura gagné ». Plus surprenant, la réalisation est à la traîne avec des explosions peu spectaculaires, des bâtiments et des décors assez fades et des unités jolies mais sans plus. Bref, au moment où tout les amateurs avertis guettent Dawn of War II, Red Alert 3 risque de nous laisser profondément indifférents. Nous vous proposerons le test complet à la fin du mois d’octobre.
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putain, Seb, tu as pas pris de photos de mignonnes booth babes, mais ça sert à quoi de t’envoyer sur des salons ???
C’est un magazine respectable ici, Môssieur !
c’est une partie de quoi, le jeu de plateau pris en photo ?
C’est Dungeons & Dragons (me demandez pas quelle version)
C’est vrai qu’un stand de wargames avec des babes, ça ouvrirait peut-être le marché !
je confirme que c’est du D&D miniatures sur la photo, à vue de nez c’est la nouvelle version. on avait parlé de D&Dminis dans un vieux cyber
Blood bowl a vraiment l’air d’être super sympa. Et dira que je n’ai jamais joué a un jeu de plateau de ma vie :woot: :woot: