
L’héritier de la série Heroes of Might and Magic était attendu au tournant… et il ne nous a pas déçus ! Si les rédacteurs de Cyberstratège ne sont pas tous d’accord sur l’importance de la filiation (un clone pour les uns, un vrai produit original pour les autres), nous sommes unanimes à reconnaitre la qualité du jeu. Celui-ci n’est pas spécialement innovant, mais il s’appuie sur des bases solides qu’il n’hésite pas à enrichir.
Les héros ne meurent jamais
Age of Wonders, Masters of Magic, Heroes of Might & Magic ou encore Sacred, oubliez toutes les références que vous avez pu lire ça et là. Ce jeu n’est ni un clone, ni une copie, c’est un original* ! Une sorte de grimoire féerique dont les mots se recombinent sans cesse, pour vous raconter des histoires aux couleurs chatoyantes. L’heroic fantasy colle parfois si bien à nos attentes, à nos rêves et à nos désirs, qu’il suffit d’un rien pour oublier que, depuis le temps, on connait la chanson -presque- par coeur.
*NDR : Beaucoup de joueurs trouvent qu’il ressemble quand même énormément à Heroes of M&M.
A la manière de la tortue A’Tuin soutenant le disque-monde dans les romans de Terry Pratchett, toutes les références vidéo-ludiques pré-citées forment la base de King’s Bounty. On retrouvera d’ailleurs, au fil de l’aventure dans l’univers d’Endoria, une multitude de clins d’oeil à ces inspirations multiples. La tortue présente dans l’une de vos aventures en étant l’illustration première. Tout commence par une série d’épreuves qui vont permettre -à la manière d’un didacticiel- à votre personnage de prendre en main sa destinée et au joueur, l’interface. Que vous optiez pour un guerrier, un paladin ou un mage (pas d’alternative féminine ici, c’est regrettable), vous aurez la possibilité d’accéder à toutes les possibilités offertes par le jeu. Aucune limitation par classe de personnage mais des aptitudes et affinités plus ou moins marquées, selon les compétences de votre avatar.
Paladin, mage ou guerrier, vous avez accès à l’habituel fiche de sorts et d’équipements.
Vous allez donc devenir « chercheur de trésors » officiel pour la cour du roi Mark, souverain de Darion. Ce dernier vous enverra parcourir un monde immense, qui vous tiendra en haleine pendant près d’une centaine d’heures si vous effectuez toutes les quêtes offertes par des personnages hauts en couleurs. Tout commence donc par des dialogues souvent remplis d’humour, conduisant parfois à des situations cocasses. Vous profiterez de ces conversations pour découvrir, petit à petit, les légendes et mythes d’Endoria. Votre quête vous amènera à dévoiler une véritable histoire, impliquant des gnomes acariâtres et des nécromanciens diablement pervers. Le background est ici plus riche que celui de certains titres présentés comme véritables « jeux de rôles ».
Une fois récupéré votre « ordre de mission », l’exploration du monde débute. Elle se fait en temps réel pausable, à dos de cheval et accompagné d’au moins une compagnie militaire. Cette dernière pourra prendre la forme de gardes, d’archers humains, morts-vivants ou elfes, de gnomes ou bien d’unités animales fantastiques, comme des griffons. Elles seront affectées à l’un des cinq emplacements de votre armée mais vous pourrez également disposer de deux cases de « réserves », après les avoir gagnées via une compétence particulière. Les autres membres du bestiaire sont nombreux : araignées de plusieurs espèces, serpents, dragons, plantes empoisonnées, loups maléfiques, ours furieux ou encore esprits cauchemardesques. Ceci n’est qu’un aperçu -non exhaustif- des êtres qui pourront entrer à votre service comme mercenaires ou vous affronter lors de combats en tours alternés.
Les habitués de Heroes of Might & Magic retrouveront avec plaisir leur cher module de bataille.
La ménagerie disponible s’enrichira également d’esprits enragés, à l’issue d’une quête royale. Vous apprendrez, à partir de cet instant, à amadouer puis convaincre ces démons asservis de prendre part à vos batailles. Au travers de dialogues générant des quêtes spécifiques, le gain d’objets magiques vous aidera à séduire celui ou celle qui vous semblera le plus enclin à rallier votre cause. Ces démons/démones -tout comme les femmes que vous pourrez épouser puis engrosser, pour gagner bonus et cases d’inventaire additionnelles- ont leur propre inclinaison vis à vis de la personnalité du héros. Leurs exigences aussi. L’un d’eux vous demandera d’exterminer des mages… ce qui s’avère assez délicat si vous jouez vous-même un mago ! Ils progresseront à l’issue de chaque combat, augmentant leurs pouvoirs destructeurs.
Cet aspect du jeu -les combats très présents- n’apporte pas vraiment de nouveautés par rapport à d’autres titres mais, associé à un système de magie agréable, il constitue l’un de ses points forts. Les « arènes » représentant le terrain -cadre des affrontements- sont suffisamment bien conçues pour exacerber tout autant que renouveler le plaisir de s’y étriper. Les éléments de décor -ainsi que les sorts tactiques- sont toujours prétexte à profonde réflexion stratégique. Certes, l’environnement est réduit mais bien adapté aux capacités de déplacement des protagonistes. En tant que commandant, seules vos compétences personnelles (leadership, attaque, défense, etc.) et vos sorts influeront sur l’issue des combats, via les caractéristiques et le nombre de vos troupes. Elles s’amélioreront en même temps que vous obtiendrez des points d’expérience et un titre octroyé par le roi.
Vos aventures vous amèneront à quelques rencontres fantastiques.
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Juste pour précision, King’s Bounty est traditionnellement considéré comme le papa des Heroes of Might and Magic. King’s Bounty Legend est un remake (en quelque sorte) du jeu qui a donné naissance à tous les autres..
Alors pour une fois je ne suis pas du tout d’accord avec le test !
Pour ma part, je ne mets pas plus de 6 car :
- la 3D n’apporte rien du tout, encore moins que dans HOMM5 : ainsi les mouvements sont beaucoup moins pratiques que sur une carte 2D puisque là au moins, on n’est pas obligé de réorienter la carte pour essayer de voir si un élément ne nous a pas échappé ou simplement pour prendre un autre chemin. je trouve ça très pénible d’autant plus que pour ce faire, on doit faire un clik droit de la souris et de la diriger vers un côté… sauf que l’on ne peut inverser ce sens d’orientation. Et celui par défaut ne me convient pas, ce n’est pas un mouvement naturel.
- on ne peut se déplacer sur la carte avec les flèches directionnelles. En effet ces dernières font bouger le personnage sur la carte générale rendant impossible de voir ce qui se passe un peu plus loin.
- les combats sont trop longs : on ne peut paramétrer la vitesse de déplacement et le niveau d’animation (elles sont toutes inutiles et pour la beauté du spectacle, une fois vue, il n’y a plus d’intérêt) et par rapport à HOMM5, il n’y a pas de barre d’initiative, bien pratique pour savoir quelle troupe va agir et quand.
- les musiques sont pénibles et sont restées beaucoup moins longtemps que HOMM5
- les dialogues sont un peu neuneu et je cherche toujours l’humour cité dans le test.
Ok, le jeu est beau, pas franchement fluide sur une machine récente (tout au moins la mienne) mais j’ai l’impression que l’ensemble est « engourdi ».
Je suis fana de ce genre de jeux, pourtant c’est avec plaisir que je réinstallerai HOMM3 ou 4 (oui oui, j’ai adoré le 4 !!). Ah si les éditeurs pouvaient nous laisser le choix de revenir à une 2D qui nous éviterait de perdre du temps !
Etant encore en phase de découverte du jeu, je reposterai si besoin !
Bon jeu à tous.
Diamentino
Ah c’est intéressant comme point de vue. Pour l’interface, c’est vrai qu’elle pourrait être optimisée. Le défaut de la 3D, c’est qu’il faut en effet que ce soit naturel, sinon c’est vite fatiguant de réajuster sans arrêt l’angle de vue. Sinon, je ne partage pas vraiment votre opinion pour le reste. Cela dit, on n’est pas obligé d’être d’accord avec le test
Me concernant, j’ai trouvé les combats un peu longs en effet, mais ai réussi à accélérer les animations. Après, c’est la répétition de certaines batailles qui fatigue un peu parfois. La bande-son est moins variée que Homm aussi, mais elle est de très bonne qualité quand même. Il y a un coté enfantin dans les dialogues, mais dans l’ensemble, c’est un bon pastiche je trouve. Cela dit, je me base sur la version anglaise, peut-être que la VF est moins bien réussie.
Homm 4 était vraiment une chouette réussite. Dans Homm 5 c’était le style des graphismes qui ne collait pas je trouve. Dans King’s Bounty, ils sont vraiment très soignée et plein de petits détails. C’est aussi caricatural que Homm 5, mais plus soignée, plus fin (moins manga si je puis dire).
Cela dit, la 3D une fois qu’on y est passée, et qu’on a pris le pli, quand on revient à la 2D, c’est un peu comme le cinéma en noir & blanc, voire le cinéma muet
(c’est pas forcément moins bien, mais c’est très différent)
Bon, les gouts et les couleurs … Ah oui, aussi, n’oubliez pas que le studio à l’origine de ce remake n’a pas les mêmes moyens que les équipes d’Ubisoft (selon toute vraisemblance). Le succès actuel du jeu va d’ailleurs leur permettre de réaliser rapidement une extension, et donc d’améliorer leur moteur.
:pirate2: jeu genial mais la difficulé est un brin exagérée , moi j aurais mit le mode facile comme mode normal et le normal comme difficile !!c est pas que ce soit impossible de jouer en difficile mais c est tellement du chipotage que ca en devient vite rébarbatif !!
moi j’ai toujours en mémoire homm3 et 2 rien ne les remplacerai XD pour c’est nouveau jeux a la 3d c’est trop fatigant d’orienter la carte !!! bon jeux a tous :wizard:
La carte s’oriente toute seule, via les options…