Le Pacifique est à l’honneur ! En attendant War Plan Pacific de Shrapnel, Battlefront frappe un grand coup avec ce Pacific Theater : l’adaptation de Strategic Command 2 en extrême-orient. Le gameplay a été légèrement retravaillé pour cette version, mais la recette reste toujours aussi synthétique et efficace. Les amateurs de vagues et de sable chaud devraient apprécier. C’est en tout cas notre cas.
Tempête dans le Pacifique
La saga Strategic Command s’attaque au front pacifique avec un jeu toujours aussi synthétique, mais très complet. Les amateurs de ce théâtre d’opération apprécieront. Quant aux autres, ils retrouveront les recettes qui ont fait le succès et les limites de la série.
Strategic Command a fait du chemin. Pour qui se souvient du premier épisode, avec ses petites icones et sa carte minuscule, reconnaitra que la série a bien évolué tout en restant fidèle à ses principes. Direction donc le Pacifique sur les mêmes bases que le 2e épisode et ses extensions. Graphiquement, c’est presque totalement la même chose, avec des unités et des terrains toujours aussi moches, mais les fans s’en fichent un peu. C’est toujours un jeu pour grognards… car les joueurs grand public se seront probablement enfuis rien qu’en voyant les screenshots ! Plus embêtant pour les amateurs éclairés, cet étrange système de « grille » (la carte est toujours répartie en carrés qui communiquent par leurs coins). Le Dieu du wargame n’a pas inventé les hexagones pour les chiens !
Le jeu est sorti le 7 décembre, date anniversaire de Pearl Harbor.
Les adversaires jouent donc chacun leur tour (mouvement et combat dans le même tour) sur une carte du Pacifique s’étendant de l’Inde à la Californie. Si celle-ci est très caricaturale, l’échelle parait bonne pour un jeu à dimension stratégique. Vous dirigez des unités à l’échelle de l’armée, mais des archipels comme le Japon où les Philippines sont tout de même divisées en une quarantaine de « cases », ce qui permet des campagnes intéressantes.
Le jeu fonctionne de la même façon que Strategic Command 2 : vous devez vous emparer d’objectifs de scénarios (les grandes villes, généralement). Pour ce faire, il n’y a pas de ressources comme le pétrole, le caoutchouc ou le chargon. Tout est regroupé sous l’appellation « MPP ». Et ces derniers sont le nerf de la guerre. Ce sont des points de production que vous récupérez en pillant les territoires conquis et en contrôlant villes et points de ressources (mines, puits de pétrole, etc.). Ces MPP vous permettent de construire de nouvelles unités, de remplacer vos pertes, d’alimenter la recherche scientifique, d’améliorer vos troupes existantes, d’activer des transports stratégiques sur de longues distances et d’entreprendre des actions diplomatiques (rallier les petits pays neutres comme la Thaïlande – cet aspect est anecdotique dans le Pacifique). En bref, toute la gestion se fait par la dépense de MPP. Ce n’est pas réaliste, mais on ne va pas s’en plaindre : ce système simple et efficace place le joueur devant des choix cornéliens en permanence. Toute dépense se fera dans un domaine se fera au détriment d’un autre, que choisir ?
Le jeu est le même, dans les grandes ligne, que Strategic Command 2 en Europe.
Le système de combat est globalement le même que celui de son ancêtre. Vous ne dirigez pas des unités à la division prêt, mais des armées/corps/flottes qui gagnent de l’expérience précieuse et qu’il faut donc maintenir en vie. La présence d’un QG à proximité booste leurs capacité de combat et assure leur ravitaillement. Indispensable pour les nombreuses opérations de débarquement en terrain ennemi. Quelques évolutions ont été nécessaires pour s’adapter à ce théâtre. Les porte-avions, notamment, disposent de deux « points de vie » : ceux du navire (qui baissent lorsque celui-ci est attaqué) et ceux de leur aviation embarquée (qui encaisse des dégâts lorsqu’ils mènent des bombardements). Bien entendu, vous ne retrouvez pas l’organisation de vos escadrilles entre chasseurs/bombardiers en piqué/torpilleurs. Tout est synthésisé en un seul chiffre qui représente toute la force de frappe mais, encore une fois, ce système fonctionne plutôt bien.
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c’est un jeux pour papy? :santa:
On dit ‘Grognard’ gamin :smartass:
un jeu pour papy ? Ca dépend de ce que tu entends par là
moi j’y vois plutot un compliment : un wargame en tour par tour, classique, simple et plaisant