
Attention, espace réservé aux commandants aux nerfs d’aciers. Ici pas de petites batailles, pas de légères escarmouches et pas de place pour la demi-mesure. Vous voilà face à des destructions planétaires, des morts par milliards et l’avenir de la galaxie pour enjeu ! Bref, un jeu pour ceux qui aiment les « piou-pious », les « badaboums » et « zaps » !
L’accouplement a réussi et le bébé fait plaisir à voir ! Ironclad Games, nouveau venu dans le monde du jeu vidéo, s’est associé pour son premier projet au Stardock de Brad Wardell, le papa de la série Galactic Civilization. Ce n’est pas un hasard, puisqu’Ironclad nous propose un nouveau 4X spatial, mais d’un genre un peu particulier. Il s’agit en effet d’un croisement entre un 4X « classique » (eXplore, eXpand, eXploit et eXterminate) et un jeu de stratégie en temps réel. Un « RT4X » en quelque sorte. De quoi attiser la curiosité des voyageurs de l’espace, surtout avec un patronyme aussi poétique que « les péchés d’un empire solaire ».
L’univers est en fausse 3D : la représentation graphique est en 3 dimensions, mais les unités et les structures sont en réalités disposés sur un plan plat.
Premier contact avec l’inconnu
Une fois le jeu lancé, une introduction nous présente un univers space opera d’une grande banalité. En résumé : trois grandes civilisations sont en guerre pour le contrôle de la galaxie. Ces races manquent un peu de personnalité et leurs différences en termes de jouabilité ne sont pas évidentes tout de suite. Difficile donc de s’imprégner de l’univers et, malheureusement, l’absence de campagne n’aide pas. En effet, le jeu nous propose uniquement des escarmouches, en solitaire ou en multijoueurs. On choisit la carte, on sélectionne le nombre d’adversaire, la difficulté, et nous voilà à la conquête de l’espace !
La carte d’un petit système solaire. Les points de passage d’une planète à l’autre sont peu nombreux. On repère rapidement les axes d’attaque et les planètes par lesquelles l’ennemi va arriver.
La taille des cartes peut grandement varier. Elles se caractérisent par le nombre de planètes et leur placement. Si les plus petites en contiennent une dizaine, les plus grandes en comptent une centaine. On choisit donc de se lancer dans l’aventure pour une grosse demi-heure minimum ou pour une petite dizaine d’heures.
Les premiers pas avec l’interface se font sans heurts. Nous sommes face à un moteur 3D de qualité, qui tourne particulièrement bien sur des configurations modestes. Il permet d’embrasser toute la galaxie en une seule vue ou de zoomer sur le plus petit chasseur de notre flotte. On sent l’influence de Galactic Civilization. Des symboles remplacent les vaisseaux ou structures trop petites pour être vues selon le niveau du zoom. Très intuitif et très fonctionnel. On n’est jamais perdu face à l’univers qui, il est vrai, est aplati en deux dimensions. A la gauche de votre interface se trouve un empire tree qui classe les vaisseaux, structures et flottes comme des fichiers dans un explorateur. Absolument illisible et incompréhensible lors des premières parties, il peut s’avérer fort pratique une fois qu’on s’y est habitué.
Si vous avez apprécié les graphismes de Homeworld, vous risquez d’être étonné par les batailles de Sins of a Solar Empire, très statiques. Effectivement, hormis les chasseurs/bombardiers, les vaisseaux se contentent se mettre à portée de leurs adversaires et tirer inlassablement jusqu’à leur destruction. Malgré tout, les combats restent agréables à regarder, striant l’espace de projectiles en tous genres, multipliant les effets visuels. Les planètes sont visuellement vivantes une fois habitées, on aperçoit la vie grouiller, et les bombardements planétaires restent fascinants à admirer.
Les batailles sont plus statiques et moins spectaculaires que celles d’Homeworld, par exemple. On les observe souvent de loin, les vaisseaux sont alors représentés par des icônes. Le joueur intervient peu : Sins n’est pas un jeu de batailles spatiales.
Les vaisseaux amiraux sont les vedettes du jeu. Ici un cuirassé terrien de classe Kol.
Lire la suite












Commentaires