
Il aura donc fallut un peu moins de deux ans pour que le studio et l’éditeur russe Ino-Co et 1C donnent une suite à Fantasy Wars. Initialement prévu sous la forme d’une extension, simplement nommée FW : Elven Legacy, le jeu aura pour des raisons marketing adopté sa propre identité et donc le statut de titre à part entière. Si le contenu de Elven Legacy est satisfaisant, il a néanmoins tout de l’add-on stand alone et non d’une vraie suite complète. D’ailleurs le prix de 30 € en moyenne est relativement en adéquation avec ce qui est proposé.
Elven Legacy est un wargame médiéval-fantastique dans la plus pure tradition des jeux en tour par tour sur une carte à hexagones, formule à laquelle il ajoute une jolie représentation du terrain et des unités en 3D. Le style artistique assez caricatural et très coloré peut ne pas correspondre à tous les goûts, mais il n’empêche que le rendu en trois dimensions est bien fait. Une fois plongé dans l’action, on prend plaisir à se balader sur le champ de bataille et profite d’un beau paysage tout en pouvant bien jauger la situation. Afin de s’adapter aux préférences de chacun, le moteur graphique offre divers angles de caméras, offrant soit une vue aérienne, soit un zoom grosso modo à hauteur des unités (cf. cette brève). Une option permet d’ailleurs de n’afficher qu’une seule unité, ceci afin de rendre les armées facilement identifiables de loin. Les champs de batailles ne sont pas spécialement grands mais correspondent bien d’une part aux missions et d’autre part permettent de conserver un affichage fluide. La configuration pour profiter correctement de la 3D (soit pas la configuration minimum, comptez 256 Mo de mémoire pour la carte graphique) n’étant pas excessive, dans la majeure partie des cas et pour un wargame le résultat est très plaisant.
La campagne du jeu consiste à poursuivre un vil sorcier humain ayant acquis un pouvoir dépassant son entendement, du point de vue des elfes, et qui pourrait mener le monde à sa destruction. En conséquence, ces derniers se mobilisent et entament une poursuite à travers le continent afin de mettre un terme aux plans de ce mage renégat. Faute d’être vraiment épique, le scénario sert surtout de prétexte à démarrer un périple au cours duquel s’enchaineront de nombreux combats. Car en plus des séides du dit mégalomago, vous aurez aussi à convaincre orcs, goblins et même de braves humains que votre cause est juste. Bientôt vous constaterez que la paysannerie locale n’a que faire de vos considérations justicières, et que le monde peut bien s’effondrer, vous ne passerez pas au milieu des champs et autres pâturages du baron. Quelques volées de flèches et autres baffes magiques plus tard, plus personne ne s’opposera sérieusement à vous. L’étape suivante consistera a établir le même dialogue avec les orcs, et ainsi de suite jusqu’à ce que mort s’ensuive.
On notera quand même que si le scénario n’est pas très exaltant, chaque bataille est introduite avec une cinématique et quelques échanges entre les différents protagonistes. Rien de compliqué mais c’est une note amusante. De plus, si la démarche est répétitive, le contexte, les adversaires ou la les embûches de chaque mission changent suffisamment pour ne pas trop lasser.
De manière générale l’IA du jeu offre une bonne adversité. En fait, ce sont surtout les scripts et donc les cartes qui sont construites de manière à ne pas faciliter votre progression et à vous inciter à la prudence, au risque de vous retrouver débordé. Il vous faudra donc avancer avec précaution, et en rangs serrés. Il s’agit ici d’empêcher qu’une troupe se retrouve encerclée ou d’éviter si possible que l’IA vous détecte. Votre champ de vision est limité par un brouillard de guerre, et il en est plus ou moins de même pour l’IA, sauf qu’il s’agit plutôt de scripts d’activation et que cette dernière semble « voir » en général un peu plus loin que vous. Quant aux manoeuvres des unités adverses, certes l’IA à l’avantage du nombre, particulièrement au début d’une mission, mais elle parvient aussi à se placer de manière à vous ennuyer, voire plus si vous vous êtes dispersés. De plus certaines unités, comme les chasseurs gobelins peuvent s’infiltrer en toute discrétion, surgissant alors à l’imprévu et bousculant vos plans bien établis.
Chaque mission propose un objectif principal ainsi que quelques petits objectifs secondaires qui vous permettront de récupérer par exemple une relique. Cela est souvent utile mais vous fais perdre du temps. Or en théorie il vous est compté et vous n’avez pas intérêt à le gâcher. En théorie, en effet, car le système de victoire de Elven Legacy est paradoxalement son principal défaut. Pour chaque mission vous obtiendrez une médaille d’or, d’argent ou de bronze selon la rapidité avec laquelle vous atteindrez l’objectif principal. Toutefois, pour décrocher la médaille d’or, il faut quasiment foncer droit devant sans s’arrêter (pour au moins une unité, celle qui atteindra l’hexagone fatidique, ce qui est très risqué, on s’en doute). Et bien sûr cette précipitation vous pousse à la faute. Ce qui vous occasionnera à coup sûr des pertes sérieuses, pertes que la récompense finale ne vaut pas systématiquement. Cela est d’autant plus vrai que vos unités peuvent gagner de l’expérience, et donc des compétences qui justement offrent des avantages bien plus concrets (ex : bonus de portée pour les archers), surtout dans le long terme.
Car si vous recevez des renforts tout au long de votre périple (ou de l’or permettant de recruter des troupes fraiches), vos nouvelles unités seront tout ce qu’il y a de plus inexpérimentées, et donc très fragiles au combat. Ce qui au passage rend encore plus difficile de décrocher la médaille d’or dans les prochaines missions.
Sans cette incitation à accomplir une mission le plus vite possible, ni plus ni moins qu’une course à la montre, la tâche est moins ardue mais n’est pas une partie de plaisir pour autant. Toutefois, comme vos unités de départ gagnent en puissance au fil des combats, vous aurez moins de difficultés par la suite si vous engrengez de l’expérience au début, plutôt qu’en vous démenant pour récolter les lauriers de la gloire.
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Concernant l’acrtivation des ennemis, elle n’avantage pas vraiment l’IA: les unités ennemies sont activées dès que l’une d’elles détecte une unité du joueur, c’est à dire lorsqu’une unité du joueur arrive dans sa portée de détection.
Par contre, une fois activées, elles « voient » toutes les autres unités du joueur qui ne sont pas invisibles.
Je suis complètement d’accord avec l’article quant au côté frustrant des conditions de victoire or, qui forcent à faire un nombre incroyable de sauvegardes/Rechargements, et pour le côté casse tête du jeu, avec certains scénarios ne pouvant être gagnés que d’une façon donnée. Mais il est vrai que cela reste un très bon jeu.
@ Galdred : ça me semblait avantager un peu l’IA étant donné que à type d’unités équivalentes (+/-), celles de l’IA « voient » plus loin que celles du joueur. Au début, ce n’est pas évident de comprendre comment réussir à ne pas déclencher une réaction de l’IA, quand on veut explorer (style infiltration d’éclaireurs) sans pour autant entamer le combat immédiatement. Cela dépend beaucoup des cartes et je pense des unités.
Dois-t-on comprendre que les scénarii créés avec la version russe de l’éditeur sont incompatibles avec l’édition européenne ? Si tel est le cas, c’est vraiment regrettable
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Incompatible, non, je ne crois pas. Plutôt le fait que 1C n’a quasi pas mis en avant cet aspect du jeu (guide, exemples, manuel, etc…) en langue anglaise. Donc les gens y vont à tâtons et laisse vite tomber.
… et toujours pas de campagne gobeline…
(
C’est dans de tels cas de figure (explorations) que le système -très restrictif- lié au nombre de tours, devient frustrant. Ce serait tellement bien d’avoir une approche plus « réaliste », avec une véritable I.A. au lieu de scripts. Une simple alternance jour/nuit et des compétences variables (morts vivants/elfes sylvains – nuit; humains/nains – jour) serait déjà très sympa. Avec d’avantage de latitude dans le déroulement des batailles. Pourtant pas la mer à boire…
J’avais bien aimé le premier (même si je n’ai joué que 2 campagnes sur trois pour le moment) et j’hésite quand même à repiquer…
Personellement je m’etait vraiment eclater sur Fantasy war et je me suis autnat eclater sur Elven Legacy je le conseille au amateur de wargam (em plus je trouve le jeu treqs beau des fois je me prend a me ballader dans la map juste pour les decor
) Au moin essayer le
, une demo est dispo sur le site officiel du jeu aller voir et go :smartass: aller sur ce a ++ :hello: