
Voici la première partie d’une traduction d’un rapport de bataille écrit pour Les Grandes Invasions d’Ageod. Pour plus de détail sur ce jeu, voyez le site officiel. Version originelle de cet AAR : Gjergj K. ; Traduction : David.
NDLR – Avertissement : Pour les besoins narratifs de cet A.A.R., l’auteur base le point de départ de cette histoire, sur le postulat que de récentes découvertes archéologique auraient mis à jour des documents perdus, relatant les véritables raisons de la chute de l’empire romain d’Occident. Intitulées les « Yellow chronicles », ces parchemins fictifs situent cet événement majeur de l’histoire européenne, quelques années avant la date fatidique, communément admise de 476 après J.C., correspondant à l’abdication de l’empereur Romulus Augustule, dernier empereur romain d’Occident.
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L’empire Sassanide (320-550). (source : Wikipedia)
Bienvenue à tous ! Pour autant que je sache, il existe assez peu de rapports de parties concernant le jeu The Great Invasions. J’ai donc pensé qu’il serait intéressant d’apporter ma contribution, en relatant une partie menée avec la faction Yellow (jaune), composée d’un choix de nations historiquement cohérent. Cette faction Yellow débute le scénario avec les civilisations suivantes :
*Sassanid Persia (Sassanides – empire perse).
*Alans (Alains – tribus semi-nomades iraniennes).
*Vandals (Vandales – barbares scandinaves – tribus ariennes christianisées).
*Burgundians (Burgondes – barbares germaniques – païens).
*Blemmyes (Nubiens – petites tribus de maraudeurs égyptiens).
Hormis les Sassanides, toutes les « nations » commencent en tant que raiders (pilleurs/maraudeurs) sous le contrôle de l’I.A., l’intelligence artificielle. Étant donné qu’elles demeurent néanmoins sous la menace permanente de guerres menées par cette dernière et les autres factions qu’elle contrôle, leur survie reste généralement très hypothétique. Cet A.A.R. prendra la forme d’un récit historique, chapitré comme un livre, par incréments de dix ans. Beaucoup des éléments importants du jeu seront évoqués au cours de ce récit mais certains aspects ne seront qu’effleurés, sans vraiment nous y attarder.
- 350-360 : une chronique des Âges sombres.
Le déclin de l’empire romain commença réellement à partir de l’année 350 après Jésus-Christ. Pour beaucoup d’entre vous cette date semblera surprenante. Et le saccage de Rome ? Et l’invasion des Huns ? Les autres hypothèses pour cet événement crucial font référence à des dates diverses mais la récente découverte archéologique, de ce qui fut appelé « The yellow chronicles », aura radicalement modifié notre compréhension de cette période. Cette exhumation d’archives rédigées par des peuples aussi divers que les Perses, les Alains, les Vandales, les Burgondes et les Blemmyes (Nubiens), pour n’en nommer que quelques-uns, aura profondément altéré notre perception de cette époque historique. Au point que dorénavant, toutes les relations qui avaient pu en être faites, nous apparaissent comme incomplètes.
Notre récit commence en l’an 350 de l’ère chrétienne. L’empire romain est, depuis longtemps déjà, divisé en deux parties distinctes, à l’Orient et à l’Occident, parfois administrées par deux empereurs différents. Au Nord, les impétueuses tribus germaniques. Au Nord-Ouest les Celtes, les Pictes et les Irlandais (sic). Au sud, les pilleurs nomades du désert, les Mauritaniens (NDLR – les Sanhadja, tribus berbères ?) et les Blemmyes. Cependant, c’est vers l’Est que se portent nos regards. C’est là que résident les puissants Sassanides, prétendants au trône de l’empire d’Iran (sic), s’étendant de la Mésopotamie à l’Indus.
Le monde classique en 350, proche de sa fin.
En l’an 350, les Sassanides ont récemment conclut une paix avec leurs ennemis jurés, les Romains, sous la forme d’un traité. Durant le règne du puissant Shahpur, fermes, marchés et mines, ont grandement vu leur nombre augmenter. Dans le but d’améliorer l’efficacité de sa gouvernance, les provinces négligeables d’Azérie, d’Atropatene (Azerbaïdjan iranien) et de Gurgan (Tadjikistan), furent cédées aux barbares Wisigoths ; celle de Bahreïn aux Alains. Cette initiative garantira la pérennité du royaume pour de nombreuses années. (Note : cette attitude permet, dans le jeu, d’éviter de passer immédiatement de l’état initial de Royaume, à celui d’Empire).
Shahpur, persuadé que l’empire romain de l’Est représenterait le principal antagoniste, finança nombre de rebelles, d’agitateurs publiques, de bandits et autres brutes, afin de semer le trouble dans la province de Thrace. Cela contribua grandement à déstabiliser l’empereur Constantinopolis. Tandis que les marchés de Perse regorgent d’esclaves, sous les péristyles de Ctephison (Tîsfûn) déambulent de grands législateurs, exposant leurs idées pour développer l’administration du royaume. Bien que l’abondance d’esclave soit un avantage substantiel, les coffres de l’état demeuraient apparemment toujours insuffisamment remplis. Chaque année, au premier janvier, l’argent venait invariablement à maquer. L’un dans l’autre, durant toute cette période, le royaume connaissait la paix, même si récemment sa stabilité avait paru menacée par une multitude de missionnaires chrétiens provenant d’Arménie.
L’Eglise dépêche ses missionnaires dans toutes les directions.
Alors que l’Iran est en paix et prospère, les territoires germaniques situés au-dessus de la frontière naturelle du Rhin sont perpétuellement en guerre. Les Alamans se montrent particulièrement agressifs. En 350, ils lancèrent une attaque surprise contre leurs cousins burgondes. Ces derniers parvinrent à pousser à la mutinerie et à la désertion une partie de l’armée adverse mais cela s’avéra insuffisant pour garantir leur sécurité. Ils furent donc contraints d’arranger un mariage diplomatique avec leurs assaillants. En 351, les Alamans attaquent de nouveau mais encore une fois, les Burgondes parviennent à arranger un mariage pour forcer la paix, contraignant encore quelques soldats ennemis à déserter. Par la suite, en 358, ils poussèrent de nouveau certains membres de l’armée alamane à la mutinerie.
Les Alamans se révoltent, en signe de protestation contre la guerre menée à leurs cousins burgondes.
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Je l’ai ce jeu, plein de choses hyper intéressantes malheureusement c’est buggé à fond et certains concepts très flou avec un gros manque de documentation.
(ça ressemble à jeu Paradox sauf qu’il y a pas de mods derrière pour en faire un très bon jeu ^^)