
World War II Online Battleground Europe de Cornered Rats Software est un MMO très particulier sorti en 2001 et qui reste à ce jour unique en son genre. Il a suivi plusieurs évolutions depuis cette date et il est intéressant d’aborder les divers aspects stratégiques et tactiques que l’on y trouve.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu et se demandent ce que vient faire un MMO chez Cyberstratège, WWIIOL BE est bien un jeu exclusivement en ligne et demandant un abonnement comme tout MMO, mais là s’arrête la comparaison. Le principe est unique dans l’univers du jeu vidéo car il propose un mélange entre un jeu de stratégie de type wargame et des simulations réalistes aussi bien aériennes que terrestres, voire navales, le tout dans un univers persistant. Le contexte est la deuxième guerre mondiale, sur une période allant de mai 1940 jusqu’à 1942 ou 1943. Les alliées, français et anglais, sont opposés aux forces allemandes.
Le champ de bataille où se déroulent les combats est gigantesque par rapport à ce que l’on peut trouver ailleurs. Même des Jeux comme ARMA qui ont des cartes importantes sont encore loin du compte. L’espace jouable couvre plus de 15.000 km2 (nord de la France, Belgique, Pays-Bas, partie sud de l’Allemagne et de l’Angleterre), plus de 450 villes ou villages sont présents. L’objectif d’un camp est de capturer ces villes pour repousser l’adversaire aux limites de la carte et d’être déclaré vainqueur de la campagne, ou de la partie. Ceci peut durer plusieurs semaines, ou plusieurs mois selon la résistance du perdant, des centaines de joueurs s’affrontent ainsi pour prendre le dessus sur les adversaires 24h sur 24h aux quatre coins de la planète.
Il est bon de préciser que tout adversaire rencontré est forcement dirigé par un joueur derrière son ordinateur. Il existe quelques défenses statiques et très limitées, qui sont dirigées par l’IA mais ne représentent le plus souvent qu’un faible danger. Quand la guerre est finie, on repart tout simplement pour une nouvelle campagne débutant en mai 1940. Informations importantes pour les anglophobes, le jeu est totalement traduit en français.
La stratégie et ses mécanismes
On peut considérer que le jeu se décompose en deux parties dont une stratégique. Sur la carte générale, un nombre restreint de joueurs volontaires s’occupe de la gestion des forces en présence. Comme pour un wargame classique, différentes divisions (armée de terre, air et marine) sont positionnées sur les villes de la carte. Le rôle des ces joueurs, membres du haut commandement, est de les gérer, c’est-à-dire de s’occuper des mouvements des divisions possibles, de ville en ville, selon un certain nombre de règles strictes. Ces membres du haut commandement ont des droits en jeu qui leur permettent d’effectuer cette tâche contrairement au joueur classique qui n’est lui qu’un simple soldat ou officier de base. Pour accéder à ces hautes fonctions il suffit d’être volontaire mais il faut aussi passer une sorte d’examen qui est juste une vérification de votre niveau de connaissance des mécanismes stratégiques.
Les divisions se décomposent, pour la partie armée de terre, en trois brigades et en son QG (deux brigades d’infanterie et une blindée). La répartition des armées aériennes est un peu différente, elles se décomposent en groupes de chasse et en groupes de bombardement pour chacun des pays et on peut y ajouter des brigades maritimes dans les ports. L’emplacement et la nature de ces divisions/brigades sont très importants. C’est à partir de celle-ci que vous allez accéder à la partie simulation. En effet, une brigade (terrestre, air ou marine) vous donnera la possibilité d’utiliser tout un tas d’unités ou de matériels dont elle est constituée à partir de l’endroit où elle est positionnée sur le champ de bataille.
Les villes contiennent un nombre plus ou moins important d’installations clés, ce sont celles-ci qu’il faut toutes capturer pour que la ville passe sous votre contrôle.
Le matériel ou les unités sont en quantités limitées dans chaque brigade, cette quantité dépend de la nature du matériel/unité mais aussi du type de brigade. Par exemple, les fantassins avec leur simple fusil seront plusieurs centaines alors que le nombre de chars lourds disponibles se comptera sur les doigts d’une seule main. Matériels ou soldats perdus aux combats sont remplacés par un système automatique de ravitaillement toute les six heures. Cette durée peut être allongée en bombardant certaines installations. La stratégie qui permet le plus souvent de capturer une ville est dite d’attrition, c’est-à-dire qu’il faut « vider » complètement de tous ses effectifs la ou les brigades placées en défense. Il arrive que la capture se fasse différemment si les généraux de la ville en détresse préfèrent battre en retraite.
Des règles gèrent aussi l’encerclement des divisions. Si elles se trouvent enfermées, elles ne touchent plus leur ravitaillement et s’épuisent vite aux combats. De la même façon, si elles sont obligées de faire retraite et qu’aucune ville amie n’est accessible, ces divisions sont sorties de la carte pour douze heures. Cela crée le plus souvent d’énormes trous dans la ligne de front où s’engouffre l’ennemi. Toute erreur tactique de ce genre se paye comptant dans une campagne et peut occasionner de sacrés retournements de situation, voire la défaite du camp du malheureux stratège.
Le rôle des généraux est aussi de placer des objectifs d’attaque sur les villes adverses. Seules les villes ayant été données comme objectif peuvent être capturées. Il est totalement inutile d’essayer d’envahir une ville sans objectif, vous ne pourrez y faire que du tourisme. Il est cependant fréquent de voir une cité pourtant vierge de tout objectif avoir son système d’alerte passer au rouge vif (petites icônes visibles sur la carte signalant l’ennemi). Cela est souvent un signal fort d’une attaque en préparation. Il est a noter que ce principe à pour effet de recentrer les combats sur quelques villes de la carte. Le nombre d’objectif à placer est limité et dépend du nombre de joueurs en ligne, plus il y en a plus on a d’objectif à utiliser.
Les généraux peuvent aussi placer des ordres de destruction sur des ponts. La carte est parcourue par des fleuves, les ponts sont alors les seuls points de franchissement possibles. Ces ponts sont alors très stratégiques car ils sont soit le passage obligé des attaquants, soit un accès possible à des renforts pour des défenseurs venant d’une ville contiguë. Les ponts sont alors destructibles par des unités du génie ou l’aviation. Comme pour les villes, il est inutile de vouloir détruire un pont sans objectif.
Au combat sur le champ de bataille
Cette partie du jeu est accessible à tous et regroupe quatre simulations différentes, soldats, blindés, avions et bateaux. Ici le maître mot est le réalisme, toutes les simulations essayent de coller à la réalité tout en conservant un aspect ludique.
Le fantassin comme dans un FPS classique permet d’utiliser tous les types d’armes que l’on peut imaginer, fusil, fusil mitrailleur, mortier,…Une grande variété d’engins blindés (près d’une trentaine) est disponible, notamment divers chars français jamais modélisés dans un autre jeu de simulation comme le B1Bis ou le SomuaS35. La partie aérienne offre aussi son lot d’avions aussi bien chasseurs que bombardiers (plus de 20), voire transport de troupe pour les parachutistes.
Chose assez rare, on peut aussi s’équiper de canons anti-char ou anti-aériens. Les pilotes apprennent très vite à redouter la flack une fois en vol, ainsi qu’à repérer les camions qui peuvent tracter ces canons ou encore apporter du ravitaillement à d’autres joueurs.
La partie maritime est aussi présente mais offre moins d’alternatives que les autres simulations, cependant les destroyers, vedettes et cargos feront la joie des marins. Tous les véhicules peuvent être joués à deux joueurs maximum.
La plupart des véhicules/avions suivent des cycles d’évolution, le set de départ étant basé sur le matériel de 1940. Il existe ainsi quatre cycles différents qui voient disparaître au fur et à mesure les engins de première génération au bénéfice de ceux plus modernes.
Lire la suite












Voilà une jolie présentation du jeu !
J’invite la communauté francophone à venir tester ce jeu en ligne. Il y a une périod d’essai gratuite (même si il faut entrer son n° de carte (il faut juste ne pas oublier d’aller désactiver cela au bout de la période d’essai si l’on n’est pas convaincu).
J’invite bien sur, comme dit dans la présentation du jeu, les joueurs à rejoindre un squad !
Il est vrai que les graphiques peuvent rebuter à première vue, mais l’imersion du jeu peut vite vous faire oublier cet aspect qui, de plus, va être corrigé dans le prochain gros patch.
J’espère que cela amènera de nombreux nouveaux joueurs
. :gamer:
Je me souviens de la présentation dans un Cyberstratège papier qui rendait assez bien le jeu, une sorte de rêve de tous les wargamers. mais il semble malheureusement trop exigeant, comme tous les MMO en fait.
Exigeant? tu parles en terme de taux de présence nécessaire en jeu?
car ce n’est pas du tout le cas contrairement au MMO d’ailleurs
Comme le dit Soloje, c’est la grande différence avec tous les MMO sur le marché .
possible de faire une session de par exemple 15mn ou de plusieurs heures.
et pas de montage de niveaux ou de compétences à faire .
Fabbar , « ex-dudule »