Test Alerte Rouge 3 : décolletés et grosses ficelles
Le nouvel épisode d’Alerte Rouge s’inscrit dans la droite lignée de ses prédécesseurs : même scénario sur la Troisième Guerre mondiale, même esprit second degré… et même STR de masse. Un jeu qui semble calibré pour séduire le grand public adolescent, à grands renforts de personnages décolletés et de gameplay aux grosses ficelles.
Attention, blockbuster ! Si vous aimez les grosses explosions, les amazones court vêtues, la musique heavy metal et les scénarios de série Z, alors le nouvel Alerte Rouge est fait pour vous. Si vous aimez le réalisme, la réflexion et les combats tactiques, vous n’attendiez de toute façon pas grand chose de ce nouvel opus. L’habillage du jeu fait en effet très “adolescent”. Le marketing a beaucoup insisté sur son scénario filmé avec de véritables acteurs, mais ces derniers sont si mauvais que l’esprit clairement “second degré” de la série ne suffit pas à faire passer la pilule. On s’en aperçoit dès le didacticiel qui ré explique les bases du STR telles qu’on les connaissait depuis Dune 2 : ici, on parle aux jeunes, voire aux très jeunes.
Douze ans après le début de la série, Electronic Arts a donc clairement joué la carte de la continuité. C’est reparti pour une Troisième Guerre mondiale orientée science-fiction, grâce à la pirouette de la faille spatio-temporelle (Einstein et tout ça, pour ceux qui se souviennent). Petite innovation : un troisième larron vient participer à la fête en la personne de l’Empire du Soleil-Levant. On a toujours droit à un déluge d’unités improbables (voire grotesques), mêmes si les Japonais versent plus dans le hi-tech cool (Samouraïs géants, robots-transformers, etc.).
Les scènes de film, aux dialogues grossiers et aux doublages catastrophiques, semblent sorties d’un bon gros nanar. Paradoxalement, cela peut rendre le jeu sympathique.
Le hic est que cette nouvelle faction et l’apparition de nouvelles unités constituent l’essentiel des nouveautés du jeu. Personnellement, j’avais arrêté la série après la premier épisode en 1996… et je retrouve ici les mêmes recettes à peine améliorées (mêmes les musiques sont les mêmes). Il ne s’agit pas seulement des unités emblématiques de la série (chars Tesla, animaux tueurs, personnages-commandos capables d’anéantir une armée à eux seuls), mais du gameplay d’une manière générale.
En gros, c’est le retour au STR-pépère, avec la construction d’une base alimentée par des centrales, la collecte de ressources (simplifiée, il ne faut pas troubler le Kévin) et la production en série d’unités. Soupir. Quand vous avez dépassé un certain stade, vous pouvez améliorer vos usines pour pouvoir produire des unités du cran supérieur. Pour pimenter un peu la soupe, chaque camp gère sa base d’une manière un peu différente… Mais bon, les grands principes restent les mêmes, ce n’est pas Starcraft non plus.
Les combats navals occupent une grande importance dans ce jeu. Nombre d’unités ont des capacités amphibies.
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En prime on peut ajouter le soucis amener par les DRM avec ce jeu.
Ceci dit, chapeau, c’est un excellent test !